Notre actualité

Dimanche 14 juillet 2019

Dans Colossiens 4.2-18, Paul finit cette lettre en écrivant sur la façon dont nous devons parler et en mentionnant quelques personnes, en tant que nouvelle humanité.

LES DISCOURS DES PERSONNES

Le premier type de discours que Paul adresse est la façon dont nous parlons à Dieu (v. 2). Par rapport à la prière il faut persévérer, y veiller et la faire d’un coeur reconnaissant. Est-ce que la prière reconnaissante sort de votre bouche ? C’est une caractéristique de la nouvelle humanité.

Le deuxième type de discours que Paul adresse est la façon dont nous parlons pour l’évangile (4.3-4). Paul demande la prière spécifique pour que l’Évangile se répande. C’est une prière en soumission à l’agenda de Dieu, pour que l’évangile soit rendu clair.

Le troisième type de discours que Paul adresse est la façon dont nous parlons aux autres (4.5-6). La préoccupation de Paul se tourne vers ceux qui ne font pas partie de l’Église. La réputation de l’Évangile dépend de votre conduite en dehors des portes de l’église. Il faut profiter les occasions et avoir des paroles assaisonnées.

Lorsque Jésus commence à travailler dans nos vies, il modifie notre discours. Il nous donne envie de parler avec lui et de parler de lui. Il fournit gracieusement tout ce qu’il commande gracieusement. Puisse-t-il nous rendre reconnaissants et nous faire souhaiter voir des étrangers amenés dans le peuple de Dieu.

LES PERSONNES DES DISCOURS

Les derniers versets de Colossiens sont une liste de personnes, où nous voyons une culture diversifiée et centrée sur Jésus. Ces personnes fournissent un exemple pratique de la vie parmi des chrétiens ordinaires.

Premièrement, nous pouvons voir le pouvoir de transformation de l’évangile sur des individus.
Nous y voyons Onésime (v. 9) transformé d’esclave fugitif en fils spirituel de Paul. Aux vv. 10-11 Paul mentionne Aristarque, Jean Marc et Juste, trois juifs réunis avec des croyants païens. L’Évangile traverse les murs de la division raciale et culturelle.
Jean Marc est aussi un exemple d’une personne défaillante transformée en un ministre utile qui a écrit un Évangile. Le pouvoir transformateur de l’Évangile a guéri une relation brisée.

Deuxièmement cette liste reflète également la vitalité spirituelle de l’église.
Tychique (vv. 7-8), chargé d’informer les colossiens ce que Paul n’a pas écrit et d’être le conciliateur entre Onésime et Philémon.
Luc (v. 14), qui avait abandonné sa carrière en médecine pour se consacrer à un ministère à plein temps pour l’amour du Seigneur Jésus-Christ.
Epaphras (v.12), distingué pour ses efforts intenses et constants dans la prière et son travail intense pour son église.
Aristarque est mentionné en tant que compagnon parfois de captivité, parfois de travail. Ce qui est mieux traduit par «mon compagnon de lutte». Le ministère est un dur labeur ; c’est une guerre gagnée avec l’aide de Dieu.
Demas (v. 14), qui plus tard va abandonner Paul, lorsque les conditions seront trop difficiles.

Les tous derniers mots sont des salutations aux églises de la région et un encouragement à Archippe et la bénédiction.

Qu’est-ce qui lie ces personnes si différentes ?

Ils étaient tous impliqués dans le même combat spirituel. C’est ce que le mot « communion chrétienne » signifie : des croyants engagés dans l’adoration et le service du Seigneur en servant leurs prochains alors qu’ils apportent l’évangile aux perdus pour l’amour de Jésus.

Dimanche 7 juillet 2019

Dans Colossiens 3.18-4.1, Paul parle de nos personnalités tant au niveau des comportements « en église » qu’au niveau des comportements « privés », alors qu’il continue à nous enseigner sur la nouvelle humanité que Jésus construit.

Les caractéristiques de la nouvelle humanité ne sont pas laissées à la porte de l’église après le culte. Paul nous dit comment vivre dans le foyer où tous les êtres humains sont le plus susceptibles d’être ce qu’ils sont vraiment.
Paul veut que les Colossiens sachent que l’évangile fonctionne vraiment dans les relations matrimoniales, dans les relations parent-enfant et dans les relations au travail. En effet, l’évangile du Christ vaut mieux que programmes de développement personnel centrés sur le Moi.

Paul mentionne six classes de personnes et sept fois le Seigneur. Ce sont des phrases concises qui montrent comment être vraiment soi-même, dans le Seigneur et comment libérer les autres membres de sa famille pour qu’ils soient véritablement eux-mêmes.

L’appel pour les couples

D’abord, aux versets 18-19, Paul parle de l’appel du Christ pour les couples : pour les femmes (soumission) et pour les maris (amour sacrificiel) ; et cela dans le cadre de souveraineté du Christ.

Dieu nous appelle à nous adapter les uns aux autres pour honorer Christ non pas en affirmation de soi, mais en don de soi. Ni femme ni mari ne doivent être l’esclave ou le paillasson de l’autre. Tous deux se soumettent à la souveraineté totale du Christ en toutes choses, le mari ayant une plus grande responsabilité devant Dieu.

L’appel pour les enfants et pour les parents

Ensuite, aux versets 20-21, Paul traite de l’appel pour les enfants et pour les parents : pour les enfants (obéissance) et pour les parents (amabilité et encouragement).

Jésus-Christ est suprême dans la relation parent-enfant. La nouvelle humanité, quel que soit notre âge, est centrée sur Jésus. C’est un énorme défi. Notre nature humaine veut gouverner sa propre vie et déteste l’idée même que quelqu’un devrait pouvoir nous dire quoi faire.

L’Évangile donne aux parents et aux enfants des obligations et des droits. Les enfants ne sont pas des biens, ils sont frères et sœurs du Seigneur Jésus-Christ. Le premier devoir des enfants et des parents est de glorifier et d’apprécier Jésus.

L’appel pour toutes les situations

Finalement, aux versets 22-4.1, Paul montre la soumission à la souveraineté de Dieu dans la relation maître-esclave. Les chrétiens démontrent la vérité des œuvres de l’Évangile dans les pires circonstances possibles, ainsi que dans les meilleures.

Ainsi, les croyants doivent obéir à ceux qui ont autorité sur eux, car ils travaillent réellement pour leur vrai maître, le Seigneur Jésus. À une époque où un esclave était une propriété, Paul rappelle qui est le vrai maître et la dignité de chaque personne.

Par conséquent, le maître chrétien doit traiter ses frères et sœurs en Christ (qu’ils soient esclaves adultes ou esclaves enfants) avec justice et équité. Le maître et l’esclave ont tous deux été achetés de l’esclavage au péché et de la mort et ont été livrés à une vie d’union avec Christ.

Votre histoire ne vous convient pas ? Vous sentez-vous affligés par les situations dans lesquelles Christ vous a placés pour sa gloire et votre bien ?
Paul a expérimenté des choses semblables. Et pourtant, il a écrit: 16 Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage … 17 En effet, nos légères difficultés du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. 2 Co 4:16–17

Les fiches théologiques préparées par notre Union d’Eglises, l’UNEPREF

Notre Union d’Eglises a rassemblé sous la forme de « fiches théologiques » les principaux aspects de notre doctrine. Ces fiches sont disponibles sur le site de l’Union : www.unepref.com.

Pour faciliter l’accès, voici les accès directs à chacune de ces fiches …

Dimanche 30 juin 2019

Il semble que le psaume 16 a été écrit à partir d’une méditation sur l’alliance que Dieu a faite avec David (voir 2Sm 7.18-29). Ce psaume présente une particularité, car le verset 10 est appliqué à Jésus-Christ par Pierre et Paul, respectivement dans Actes 2.25-28 et 13.35. Qu’il s’agisse de David ou de Christ, ce psaume vient nous montrer à quoi ressemble La relation de Dieu avec ses enfants.

Premièrement, en sa relation avec nous, Dieu nous donne un plein bonheur. vv. 1-3

Augustin a dit : « Tu nous as faits pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi ». Cependant notre cœur est tortueux.

Lorsque nous faisons quelque chose de bien, nous éprouvons un agréable sentiment de satisfaction. Nous oublions qu’en dehors de Dieu, nous n’avons rien de bon. Nous ne devons trouver notre satisfaction et notre bonheur qu’en Dieu.

Deuxièmement, en sa relation avec nous, Dieu exige une fidélité totale – vv. 4-5

Une autre vérité sur le cœur humain est qu’il a été créé pour adorer Dieu. Mais le péché a non seulement fait l’homme s’éloigner de Dieu, mais également rechercher les faux dieux et idoles pour subvenir au besoin de son cœur ; et cela l’a jeté dans un vide terrifiant.

Pour cette raison, David a déclaré deux résolutions de son coeur concernant les idoles : ne pas participer des cultes païens et ne pas mentionner les noms des faux dieux. Par ces déclarations il montre sa compréhension de fidélité à Dieu qui est son seul bien.

Notre cœur n’a besoin que du Vrai Dieu.

Troisièmement, en sa relation avec nous, Dieu nous donne la tranquillité. vv. 6-11

On pense souvent à la tranquillité comme à l’absence de problèmes, d’inquiétudes et d’afflictions. Ce concept est faux.

La tranquillité que Dieu nous donne est sa précieuse ressource pour calmer, guider et donner de l’espérance à notre cœur alors que nous traversons les tempêtes de cette vie et surtout lorsque nous pensons à l’avenir.

Cette tranquillité vient de l’héritage (v. 6) ; l’instruction ou conseils (v. 7) ; la foi (v. 8) ; et l’espérance de résurrection (vv.9-11).

Est-ce que vous vivez ainsi ?

Les trésors du ciel sont destinés à ceux qui disent au Seigneur : «Tu es mon Seigneur, tu es mon bien suprême.»

 

Le témoignage de l’un des derniers baptisés de notre Eglise

Témoignage de Hervé  (les prénoms et lieux ont été changés)
 
J’ai traversé la vie sans savoir si Dieu existait. Je considérais, en tant que scientifique, que pour moi ce n’était pas une question. Il est impossible à l’homme de prouver l’existence de Dieu de son vivant, donc ce n’était pas une question à se poser. En cela, j’étais agnostique. Et comme, j’estimais qu’en discuter ou y réfléchir était une perte totale de temps, je me définissais plus précisément comme apathéiste : j’étais totalement indifférent à cette question. 
 
Quand j’étais instituteur, j’enseignais à mes élèves le fait religieux et l’existence prouvée d’un personnage historique appelé Jésus dans lequel les chrétiens voient l’incarnation de Dieu.
Elevé dans une famille d’enseignants laïques, la règle était claire : les opinions religieuses ou politiques sont une chose intime, on est libre de croire et de penser mais on le garde pour soi et on n’en parle pas aux autres, c’est personnel. On m’avait baptisé catholique à la naissance pour contenter mes grands-parents, ce qui m’agaçait profondément.
Les seuls indices d’une éventuelle croyance à la maison étaient la Bible de mon père, immobile dans la bibliothèque, et ses longues discussions avec les témoins de Jéhovah à travers notre portail, chaque fois qu’ils venaient et dont je n’entendais que des murmures.
 
A partir de 2015, je suis en couple avec Clara une évangélique, fille de pasteur. Je la vois lire la bible. Nous avons des rencontres avec sa famille. La religion n’est jamais dans nos conversations. Le sujet m’indiffère, il n’est jamais abordé ni par les uns, ni par les autres. Seules les prières au début des repas familiaux, que j’écoute respectueusement, trahissent une certaine religiosité.
 
Fin 2016, début 2017, ma compagne est en souffrance personnelle. Trop de choses négatives au cours de sa vie, plus un divorce difficile ; elle n’a pas obtenu la garde de ses enfants. Je suis incapable de l’aider ou de comprendre la profondeur de sa détresse et de son mal-être, je suis complètement à côté de la plaque.
 
Fin janvier, elle n’est pas bien. Elle a besoin de repartir à Paris. Cette semaine-là, j’ai la garde alternée de mes filles. On est en fin d’après-midi, je suis en voiture et je pars chercher une de mes filles au lycée. Je me gare au bord du trottoir, je suis en avance et j’écoute la radio. Et ça s’est produit. En une fraction de seconde, mon monde, mes certitudes, tout s’est effondré. J’ai ressenti dans mon corps une sensation indescriptible. J’ai été physiquement touché, envahi, submergé par quelque chose d’inconnu qui n’était pas un malaise physique ordinaire. Si je n’avais pas été assis, mes jambes n’auraient pas pu me soutenir. Cette sensation d’une puissance inouïe était peut-être de la chaleur, peut-être du froid, peut-être les deux en même temps. Mais ce qui est sûr c’est que c’était une vague puissante. Je voyais la rue, je n’entendais plus la radio. Ça a été immédiatement suivi d’une sorte de flash. J’ai vu Clara chez moi, le dos vouté dans le jardin quelques jours auparavant. C’était accompagné d’un immense sentiment de tristesse et de peine. J’ai compris que quelque chose ou quelqu’un était en train de me faire ressentir dans toute sa puissance ce que Clara ressentait avec une violence sidérante. Puis c’est parti. J’étais soufflé par ce que je venais de vivre. Je pense que j’ai alors ré-entendu la radio et je l’ai éteinte. Mon coeur devait battre très vite. Mon monde venait de changer, ce qui était absolument impossible 5 minutes plus tôt était devenu la plus viscérale des certitudes. Dieu existe, il vient de se révéler à toi, il vient de te donner une gifle magistrale. Tu voulais une preuve, la voilà et maintenant débrouille-toi avec ça.
 
Je garde peu de souvenir de cette fin d’après-midi. J’ai récupéré mes filles, j’ai géré le quotidien comme un zombie puis le soir, tremblant, je me suis retrouvé dans ma chambre. Je suis tombé à genou. J’avais besoin de prier avec une puissance inimaginable, besoin de demander pardon au Seigneur de ne pas avoir su le voir et croire en lui durant toutes ces années. J’avais un immense sentiment de culpabilité de n’avoir pas cru plus tôt. Je voulais prier mais je ne savais pas comment faire. J’ai pris mon smartphone, je suis allé sur Internet et j’ai tapé « comment prier ? ». Je suis tombé sur un site qui proposait la lecture de versets bibliques selon le thème de la prière. Je cliquais sur « demander pardon ». Il proposait une liste de versets : psaume 6, psaume 25, etc…
 
Je n’avais pas de Bible. J’ai donc pris mon application kindle, un livre électronique sur mon téléphone et j’ai cherché une bible dans son catalogue. Il me propose en premier une bible protestante. Pourquoi pas ? Je télécharge. Je cherche le psaume 6. Je n’ai aucune idée d’où peut bien se trouver le psaume 6, alors je fais défiler les pages à toute vitesse. Je vois le mot « psaume », je tape l’écran pour arrêter le défilement. Trop loin. Mais ça s’est précisément arrêté sur le psaume 25, le deuxième de la liste de recommandations. Soit ! Ma première lecture de la Bible sera donc le psaume 25. Je me prends alors la deuxième gifle magistrale de la journée. Quel psaume ! Quelle puissance ! Jamais je n’aurais imaginé trouver un texte dans la Bible qui pouvait me toucher au plus profond de l’âme avec une telle justesse. Dans l’immensité de la Bible, j’ai été guidé vers l’exacte parole dont j’avais besoin à ce moment-là.
 
Psaume 25 : Recherche du pardon de Dieu
1 De David. Éternel ! J’élève à toi mon âme.
2 Mon Dieu ! En toi je me confie : que je ne sois pas couvert de honte ! Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet !
3 Tous ceux qui espèrent en toi ne seront point confondus ; Ceux-là seront confondus qui sont infidèles sans cause.
4 Éternel ! Fais-moi connaître tes voies, Enseigne-moi tes sentiers.
5 Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi ; Car tu es le Dieu de mon salut, Tu es toujours mon espérance.
6 Éternel ! Souviens-toi de ta miséricorde et de ta bonté ; Car elles sont éternelles.
7 Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse ni de mes transgressions ; Souviens-toi de moi selon ta miséricorde, À cause de ta bonté, ô Éternel !
8 L’Éternel est bon et droit : C’est pourquoi il montre aux pécheurs la voie.
9 Il conduit les humbles dans la justice, Il enseigne aux humbles sa voie.
10 Tous les sentiers de l’Éternel sont miséricorde et fidélité, Pour ceux qui gardent son alliance et ses commandements.
11 C’est à cause de ton nom, ô Éternel ! Que tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande.
12 Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? L’Éternel lui montre la voie qu’il doit choisir.
13 Son âme reposera dans le bonheur, Et sa postérité possédera le pays.
14 L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, Et son alliance leur donne instruction.
15 Je tourne constamment les yeux vers l’Éternel, Car il fera sortir mes pieds du filet.
16 Regarde-moi et aie pitié de moi, Car je suis abandonné et malheureux.
17 Les angoisses de mon cœur augmentent ; Tire-moi de ma détresse.
18 Vois ma misère et ma peine, Et pardonne tous mes péchés.
19 Vois combien mes ennemis sont nombreux, Et de quelle haine violente ils me poursuivent.
20 Garde mon âme et sauve-moi ! Que je ne sois pas confus, Quand je cherche auprès de toi mon refuge !
21 Que l’innocence et la droiture me protègent, Quand je mets en toi mon espérance !
22 Ô Dieu ! Délivre Israël De toutes ses détresses !
 
Je ne pense pas que c’était un hasard de tomber sur ce psaume. Je pense avoir été guidé. J’ai prié une bonne partie de la nuit. J’étais sidéré parce que je ressentais et ce qu’il s’était passé.
Le lendemain, j’ai appelé mon beau-père pasteur pour lui raconter ce qui m’était arrivé. Il m’a expliqué que le mathématicien-philosophe Blaise Pascal avait décrit une expérience similaire dans laquelle il était capable de donner l’heure précise de sa révélation. Et quelle révélation !
 
J’avais toujours considéré que les gens choisissent de croire par éducation, par confort ou par conviction. En ce qui me concerne, je n’ai absolument pas choisi de croire. L’existence de Dieu, la foi est devenue pour moi une évidence absolue et irréversible, d’une minute à l’autre et je remercie chaque jour le Seigneur pour cette révélation et lui demande pardon pour toutes ces années d’aveuglement.
 
J’ai ensuite commencé à lire la Bible guidé par mon beau-père avec qui j’avais des conversations téléphoniques régulières et qui m’initiait à la théologie. Jusqu’au jour où il m’a proposé de venir assister à la conférence qu’il donnait pour Formapré dans une petite église évangélique de Gironde. Il avait été passionnant comme toujours. Quelques semaines plus tard, je poussais cette porte avec Clara pour assister à un culte pour la première fois. Et je vous ai déjà raconté la suite, une brune souriante est venue vers nous pour nous souhaiter la bienvenue, elle s’appelait Alexandra. Elle restera ma première soeur de cette église. Première de beaucoup d’autres dont l’amour me touche chaque fois que je viens à l’Eglise.
 
Mais de cette conversion est née une grande frustration, celle d’habiter à une heure de route et de ne pas pouvoir participer facilement et régulièrement aux activités de l’église, comme nous le commande la Parole. Je ressentais le besoin de servir la communauté et de servir Dieu. Après ma conversion, j’avais commencé à parrainer avec le SEL Anita, une petite fille dominicaine pour qui je prie chaque jour. C’est dans une information du SEL que j’ai trouvé la manière de servir la communauté du Seigneur : Le SEL recherchait des traducteurs. Je me suis alors souvenu des versets de la Bible, dans 1Corinthiens 12 : versets 7 à 10 la Parole dit : « 
 
7 Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune.
8 En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ;
9 à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ;
10 à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. »
 
Je suis toujours émerveillé de pouvoir parler aujourd’hui l’espagnol, comme si c’était ma langue maternelle, et dont je ne connaissais rien avant l’âge de 13 ans. C’est un véritable don et ce don j’allais pouvoir le rendre au Seigneur en le servant. Je me suis porté candidat, j’ai passé les sélections de traducteurs, et on m’a attribué le niveau expert en traduction du français vers l’espagnol. Les traducteurs de niveaux débutant et intermédiaire traduisent de l’espagnol vers le français et leurs traductions sont validés par les traducteurs experts. Depuis deux ans, je traduis des lettres de parrains pour les pays hispanophones d’Amérique Latine et je valide celles des enfants traduites par d’autres traducteurs. C’est un travail, bien qu’anonyme et discret, qui est très gratifiant. Je ressens un vrai bonheur à mettre en mot dans la langue des enfants les mots de foi, d’amour et d’encouragement des parrains. J’apprends beaucoup à travers les traductions de ces paroles. Il faut trouver les mots justes, les bonnes traductions, avec une dimension culturelle importante, pour toucher le coeur des enfants selon la volonté des parrains et marraines, et c’est tout l’art de l’interprétation dont parle Paul dans Corinthiens. 
 
Je remercie grandement le Seigneur de m’avoir offert tout cela, la Foi, une place précieuse dans son Eglise et un don pour le servir.
 
Amen.

Dimanche 23 juin 2019

Dans Colossiens 3.12-17, Paul continue à expliquer le style de vie qui résulte des enseignements du Christ. Il explique aussi comment il est supérieur à celui que de faux enseignements essayaient d’imposer aux chrétiens de Colosses. Ceux qui sont en Jésus se sont dépouillés du vieil homme, c’est à dire du péché ou des anciens « standards » selon lesquels ils vivaient autrefois.

Le standard chrétien comporte plusieurs éléments. Les éléments de cette nouvelle vie dont Paul parle dans ces versets se penchent sur trois axes :

 

Tout d’abord, c’est la sainteté personnelle (v. 12a).

Paul rappelle qui sont vraiment les chrétiens aux yeux de Dieu, car les faux enseignants les faisaient se sentir inférieurs.

Mais Paul applique aux chrétiens les mêmes qualificatifs que ceux du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament : élus en Christ, saints et bien-aimés.

Cette identité montre que les chrétiens ne sont pas des citoyens de deuxième rang comme l’affirmaient les faux enseignants.

 

Ensuite, une attitude aimante (v. 12b-14).

Une autre marque qui distingue les chrétiens est l’attitude aimante qu’ils s’efforcent d’atteindre.

Paul décrit à quoi ressemble l’amour chrétien en mentionnant sept attributs d’un cœur qui aime. Il dit « revêtez-vous », ce qui suggère que ces qualités ne sont pas naturelles. Ces qualités unissent les chrétiens ; l’amour est le ciment de leurs relations.

Enfin, un cœur reconnaissant (v. 15-17).

Paul mentionne trois manières d’exprimer la gratitude et d’en faire l’expérience devant Dieu.

Chaque chrétien est appelé à vivre et à partager la paix de Christ (v.15), la caractéristique unique de ceux qui sont dans le corps (l’Église), et non pas la circoncision, les lois sur le manger ou la soumission à certains enseignants.

La Parole du Christ doit régner dans le coeur du chrétien et être exprimée dans ses relations et son adoration à Dieu avec gratitude (v. 16).

Un cœur reconnaissant exprimera éventuellement sa gratitude et cette expression se retrouvera dans le quotidien (v. 17).

La sainteté personnelle est le standard de conduite dans le monde, une attitude aimante est le standard de conduite dans l’Église, et un cœur reconnaissant est le standard qu’il faut tenter d’atteindre devant Dieu.

Dimanche 16 juin 2019

Le psaume 29 est une méditation sur ce que les tempêtes révèlent de Dieu. Pour David, les tempêtes étaient des manifestations non seulement de la puissance de Dieu, mais également de sa gloire. Dans ce psaume, David explique que le Dieu des tempêtes et des tremblements de terre est l’Éternel, le seul Dieu qui peut apporter la vie (v. 9).

Ce psaume nous parle de deux attributs de Dieu :

1- La gloire de Dieu, v. 1-2

David oppose la gloire de Dieu à la nullité des dieux des païens et au fait que les rois païens se considéraient divins et exigeait tributs et adoration. David s’incline devant le seul Dieu vrai et vivant pour lui rendre « gloire et honneur… ».

Alors que la gloire des rois de ce monde est mesurée par leurs richesses, la richesse de Dieu est mesurée par sa gloire ! (v. 2). Sa gloire est sa richesse et son nom est digne de respect.

L’idée des hommages montre clairement que Dieu est le propriétaire de tout et qu’il doit être adoré «dans la beauté de sa sainteté». David pense au tabernacle orné de symboles de la gloire de Dieu et désire y être pour contempler sa beauté.
Les êtres vivants doivent tous rendre gloire à Dieu. Heureux ceux qui ont écouté l’appel du Christ aujourd’hui et qui joyeusement rendent la gloire due à Dieu, car ils continueront à le faire à l’éternité en présence de Dieu !

2- La force de Dieu, v.3-11

La force humaine est mesurée par l’aspect physique ou par le statut social. Mais David prend la mesure de la force de l’Éternel par sa voix. Il décrit une terrible tempête suivie d’un terrible tremblement de terre, en disant que la voix de Dieu « est majestueuse ». Au son de la voix du Seigneur Dieu, les biches du champ donnèrent naissance prématurément.

Pendant ce temps, dans son temple, son peuple rassemblé lui donne « gloire ». En plus du privilège d’adorer Dieu dans son temple, son peuple reçoit force et paix (v.11). C’est la présence de Dieu qui remplit notre cœur de paix et non l’absence de problèmes et de tribulations dans les circonstances de la vie.

Ceux qui contemplent Dieu dans les tempêtes de la vie seront toujours honorés de sa gloire et de sa force. Le dernier verset de ce psaume nous montre que Dieu confère à son peuple sa gloire, c’est-à-dire son nom, car ceux qui ont confiance en lui sont appelés « son peuple », c’est-à-dire « des personnes sur qui est le nom de Dieu ». Il donne également sa force, car il  » renforce son peuple « .

Et ainsi, la gloire et la force du Seigneur Dieu remplissent nos coeurs de paix.

2019, un dimanche de Pentecôte très … complet !

Ce dimanche de Pentecôte 2019 était un dimanche très … complet !

En effet, nous avons pu nous souvenir de cet évènement particulier (la Pentecôte) qui a marqué l’Eglise naissante à Jérusalem. Nous avons aussi pu mettre en pratique le commandement rappelé par Pierre dans Actes 2:38 : « Repentez–vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus–Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint–Esprit.« ‭

Un auditoire bien rempli pour partager des chants …

au cours d’un culte conduit par Arnauld et Pasteur Juarez.

Les enfants nous ont rappelé, avec leurs mots, ces circonstances particulières de la Pentecôte …

… avec des langues de feu, du vent …

… des langues étrangères !

Pasteur Juarez a apporté la prédication en soulignant le lien étroit entre Pentecôte et baptêmes.

Nous avons ensuite accueilli des futurs baptisés …

… avant de les baptiser …

Nous avons aussi accueilli, dans l’application de l’Alliance de Dieu avec les hommes, deux enfants de notre paroisse entourés de leurs parents.

Nous avons aussi partagé la Cène.

Avant de terminer la journée autour d’un repas fraternel.