Notre actualité

Dimanche 22 décembre 2019 – Être au deuxième plan

Il est difficile de reconnaître l’importance d’être en deuxième plan, de jouer un rôle secondaire, de soutien. Pourtant, lorsque le Christ nous appelle à une vie en lui, il montre clairement que nous serons au deuxième plan.
La gloire appartient à Dieu. Accepter cela requiert de la soumission, de l’humilité et un désir sincère de voir Dieu exalté par-dessus tout.
Tout le monde ne peut pas faire ça. Tout le monde ne peut pas abandonner son propre désir de se mettre en valeur.
Pour nous apprendre comment accepter cette nature ou cette position de deuxième plan, nous devons porter notre attention dans Matthieu 1.18-25, 2.13-15, 2.19-23 sur l’un des personnages les plus négligés de l’histoire de Noël.

Joseph : deuxième après Dieu en compassion

Aucun des mots de Joseph n’a pas eu enregistré dans tout le Nouveau Testament. C’est un homme que nous connaissons très peu. Il était charpentier, fils de Jacob, vivait à Nazareth, appelé de juste.
Pourtant, si vous regardez au-delà des personnes du premier plan de l’histoire du Noël, vous vous rendrez compte que Joseph a beaucoup à nous apprendre sur le caractère d’un croyant. Joseph avait sa vie imprégnée de compassion.
Face à la suspicion de trahison de la part de Marie, la foi et la religion de Joseph exigeaient le divorce ; mais sa compassion le poussait à envisager de la divorcer en secret pour lui éviter l’humiliation et le danger supplémentaires.
La compassion est ce qui nous aide à obéir au commandement de Jésus d’aimer nos prochains et nos ennemis ; ce qui nous aide à accorder autant d’importance à leurs besoins et à leur vie qu’aux nôtres, même si cela signifie que nous devons endurer des difficultés. La compassion de Joseph a sauvé une vie.

Joseph : deuxième après Dieu en obéissance

Averti par un ange que l’enfant de Marie vient de Dieu, Joseph ne refuse pas son appel, ne proteste pas contre Dieu, ni recule devant ses responsabilités, comme d’autres l’ont fait. Joseph obéit simplement.
C’est de ses actions, et non de ses paroles, que nous voyons émerger son vrai caractère : c’est un homme intègre, qui met son Dieu et sa famille au premier plan.
Chaque jour, Dieu vous donne des moments où vous pouvez prendre la voie facile et mauvaise ou bien la voie difficile et bonne. Chaque jour, vous agissez, et à travers ces actions, vous pouvez obéir et montrer que vous êtes selon la volonté de Dieu ou bien le défier et vivre pour vous-même.

Joseph : deuxième après Dieu en statut

Joseph assume le rôle de protecteur et de gardien de sa nouvelle famille, ne se dérobant jamais à cette tâche. Il va de Nazareth à Bethléem, au temple, en Égypte et de nouveau à Nazareth, tout cela en quelques années.
Plus tard, lorsqu’il a perdu Jésus au temple, Joseph s’est précipité à Jérusalem pour le retrouver. Il disparaît alors du récit de l’Évangile après cet incident au temple.
Cet homme simple est celui que Dieu a choisi pour protéger et pourvoir à son Fils Unique. Joseph était deuxième après Dieu – et sans égal.

Jésus est le centre de l’histoire de Noël. Dieu a choisi de travailler à travers les autres pour protéger et honorer Jésus nouveau-né, permettant à quelqu’un comme Joseph de faire partie de cette histoire. Même si le rôle de Joseph est petit et insignifiant par rapport aux normes humaines, il magnifie la gloire et le statut de l’œuvre de Dieu dans le monde.

Être au deuxième plan

En tant que chrétiens, nous sommes appelés à être au deuxième plan pour que la gloire soit à Dieu. Il s’agit d’utiliser nos talents, nos compétences et nos positions pour glorifier son nom.
Il faut un peu de réflexion pour comprendre votre place dans le plan de Dieu. Comme dira plus tard Jésus, les deux plus grands commandements sont d’aimer Dieu par-dessus tout et d’aimer vos prochains comme vous-même. Joseph a illustré ces commandements dans sa vie, nous donnant un véritable exemple de ce que c’est que d’être une personne de compassion, d’obéissance et de foi.

Dimanche 15 décembre 2019 – le cheminement de foi de Marie

Parfois, nous sommes impressionnés par le témoignage de la conversion et de la foi de certains chrétiens … mais il n’y a pas deux personnes qui ont le même chemin vers la foi.
Vous pouvez peut-être avoir l’impression que votre propre cheminement de foi n’est pas aussi excitant ou important ; peut-être même le trouvez-vous insipide ?
Vous pouvez être à la recherche de quelque chose, ou bien encore vous êtes sûr de votre salut ? Peut-être en lutte avec des doutes ? Peu importe où vous en êtes dans votre cheminement, il est encourageant de voir le cheminement de foi de Marie dans Luc 1.26-38 et de faire un parallèle avec nos propres cheminements de foi.

Un commencement avec un doute raisonnable (v.26-29)

Marie était une jeune fille fiancée lorsque Gabriel vient lui annoncer qu’elle serait la mère du Fils de Dieu. Même si l’ange prononce la faveur de Dieu sur elle, Marie en est « grandement troublée ». Face à cette salutation, elle ne saute pas instantanément de joie ou d’excitation. Elle met son intellect à contribution sur ce qui se passe pour comprendre la vérité et pose la question à l’ange.

Lorsque vous commencez à rencontrer Dieu, vous pouvez vous retrouver dans un état de doute raisonnable : c’est très bien, tant que vous enquêtez sur ce dont vous doutez et cherchez la vérité dans les Écritures avant tout ! Dieu veut une foi qui émerge de l’utilisation de votre esprit et vous invite à lui apporter les doutes et les questions.

Une rencontre bouleversante avec Dieu (v.30-33)

Il y a beaucoup de paroles qui peuvent changer une vie pour toujours. En quatre versets, Dieu bouleverse le monde de Marie. Autrement, sa vie aurait été relativement sûre, confortable et globalement prévisible.
Mais Dieu avait un plan beaucoup plus grand pour elle. En tant que vierge, elle tombera enceinte et donnera naissance au Fils du Très-Haut. La situation que l’ange raconte à Marie n’est pas une situation qu’elle pourra contrôler. Il en résultera d’énormes conséquences.
Lorsque vous rencontrez Dieu, la seule chose à laquelle vous pouvez vous attendre est que rien ne sera plus normal, sûr ou routinier. Dieu bouleversera votre vie. C’est terrifiant mais cela donne aussi de la joie. Cela signifie que votre vie aura un but éternel, rachetée de la condamnation du péché.

L’assistance du Saint-Esprit (v.34-37)

Il y a un parallèle entre Zacharie et Marie. Tandis que Zacharie doute, Marie croit progressivement. C’est un cheminement. Elle a besoin d’aide pour surmonter cet obstacle, elle a du mal à traiter tout cela et à prendre en main son nouvel avenir.
Parfois, lorsque nous lisons la Bible, nous rencontrons des histoires et des enseignements qui semblent trop incroyables pour être crus. Nous pouvons avoir la même réaction de Marie et commencer à poser des questions pointues.
Marie est rassurée de la présence et de l’aide du Saint Esprit. Elle ne sera pas seule, Dieu fera tout par son Saint Esprit. Ce qui a aidé Marie dans son cheminement et ses pas vers la foi, Dieu vous le donne aussi.
Dans Jean 14.16-17, Jésus a dit à ses disciples : « je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur afin qu’il reste éternellement avec vous : l’Esprit de la vérité, que le monde ne peut pas accepter parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Mais vous, vous le connaissez, car il reste avec vous et il sera en vous. » Comme Marie, vous pouvez aussi compter sur l’aide du Saint Esprit.

Un cheminement de foi qui se termine par une reddition (v.38)

À la fin de cette étape de son cheminement de foi, Marie ne comprend pas tout. Pourtant, Marie a la possibilité de répondre à l’appel de Dieu. Sa façon de faire face à cet appel montre une grâce, une maturité et une foi profonde qui dépassent de loin son âge.
Parmi toutes les réactions possibles, la sienne est la soumission : « Je suis la servante du Seigneur. Que ta parole s’accomplisse pour moi ! » C’est un acte d’obéissance et d’humilité qui affirme la volonté de Dieu. Son cheminement de foi, malgré ses craintes et réserves, arrive à une reddition à son Seigneur, démontrée par sa louange aux versets 46-55.

Il est facile d’obéir et de se soumettre à Dieu quand les choses vont dans notre sens et quand Il nous conduit là où nous voulons aller. C’est autre chose d’obéir quand Dieu vous dit de faire un tour en territoire inconnu.
La foi nous emmène dans un endroit hors de notre contrôle direct et cela peut être à la fois effrayant et frustrant. Nous ne pouvons arriver à ce point que lorsque nous lui faisons confiance pour faire ce qui est le mieux.

Dieu travaille et nous nous réjouissons.

Tout au long du cheminement de foi de Marie, qui a commencé par une rencontre bouleversante avec Dieu, qui est suivi par un doute raisonnable, aidé par l’Esprit et qui, finalement, abouti à l’obéissance, Dieu travaille EN Marie et POUR Marie.
Dieu ne vous appelle pas pour la même tâche que Marie, mais Dieu a du travail à faire pour vous. Il est prêt à travailler dur si, au lieu de le combattre, nous obéissons et nous soumettons. Alors nous nous réjouirons comme Marie l’a fait que Dieu se souvienne de l’humble état de ses serviteurs.

Dimanche 8 décembre 2019 – Les faveurs de Dieu

Pendant la période de Noël, malgré l’accent mis sur le cadeaux et les dons, nous ne voyons pas toujours combien Dieu nous donne. Pourtant, il nous surprend avec des bénédictions, et il se réjouit de notre joie.

Dans Luc 1.23-25 & 39-45, nous trouvons une personne de l’histoire de Noël qui ne suscite guère d’attention : Élisabeth, éclipsée par son fils.
Pourtant, il existe une leçon importante sur la manière dont Dieu distribue sa faveur, une manière à découvrir dans l’histoire d’Elisabeth, une expérience que nous partageons en tant que chrétiens.

La faveur de Dieu pour les exclus

D’abord nous voyons que Dieu montre sa faveur aux exclus (vv. 23-25)
Elizabeth souffrait d’un ventre stérile. Au verset 25, dans le cadre d’une courte prière, Élisabeth reconnaît qu’elle s’est sentie déshonorée et rejetée.
La bonne nouvelle est que Dieu montre sa faveur même à ceux que le monde a rejetés. Elle s’étonne que le Seigneur ait tourné son regard vers elle, qu’elle soit débarrassée de sa honte et qu’Il lui montre un amour inouï qu’elle n’avait jamais pensé recevoir.
Les exclus du monde sont chers au cœur de notre Seigneur.
Qui est l’exclu qui a besoin de faire l’expérience de la bénédiction de Dieu à travers vous cette semaine ?

La faveur de Dieu pour les non-désirés

Ensuite Dieu montre sa faveur aux non-désirés (vv. 39-43)
Au verset 39 Marie vient rendre visite à Elisabeth avec sa propre nouvelle étonnante. Cependant, ce n’était pas une réunion ordinaire. Dès que Marie est entrée et a salué Elisabeth. Rempli du Saint-Esprit, Jean saute dans le ventre d’Elisabeth en accomplissement de la promesse de Dieu et Elisabeth atteste à la fois de la nature particulière de l’enfant de Marie et de son statut exalté. Elle affirme la bénédiction que Marie a reçue et loue Dieu d’avoir reçu également une bénédiction à cet égard.
Pourquoi Elisabeth était si favorisée d’avoir cette rencontre ? La réponse est qu’elle a été favorisée parce que Dieu a choisi de la favoriser alors qu’elle ne le méritait pas. Face à la faveur de Dieu, l’adoration reconnaissante est la seule réponse appropriée ; comme l’a fait Elisabeth.

La faveur de Dieu pour les croyants

Finalement, Dieu montre sa faveur aux croyants (vv. 44-45).
Nous en voyons un aperçu ici aux versets 44 et 45. Même si Elisabeth parle du saut que Jean fait dans son ventre, elle conseille et encourage également Marie : «Heureuse celle qui a cru que le Seigneur tiendrait ses promesses».
Dieu réserve des bénédictions spéciales aux croyants ; même s’ils ne méritent pas sa faveur, Dieu a choisi de les bénir. Marie et Élisabeth montrent foi en Dieu et sont bénies d’une manière qu’elles n’auraient jamais pu imaginer.
La foi est ce qui accède à la bénédiction de Dieu et récolte la récompense qu’il nous a préparée. Nous n’obéissons pas à Dieu dans l’espoir d’être récompensés. Nous obéissons par amour pour ce que Christ a fait et qui Dieu est, et nous sommes bénis par la nature toujours généreuse de notre Père.

Elisabeth était impressionnée par le fait que Dieu l’ait bénie. Son expérience parle de la nature d’un Dieu qui tourne son regard vers les exclus, les non-désirés et les croyants et leur accorde sa faveur.  Nous n’avons jamais de raison de nous plaindre ; nous devons au contraire louer et nous émerveiller, comme Elisabeth. Il nous faut lever nos mains vers le ciel et remercier Dieu d’avoir montré sa faveur à un peuple comme nous.

Dimanche 1 décembre 2019 – Dieu nous prépare (Luc 1.5-19)

Dieu nous prépare à ce qui va arriver dans nos vies. Il est un maître en la préparation des cœurs au salut et en l’établissement des fondements et des compétences dont nous aurons besoin pour notre objectif dans cette vie.
Luc commence son évangile en montrant comment Dieu a préparé le peuple pour l’arrivée de Jésus. En Luc 1.5-19, le récit de la visite de l’ange à Zacharie fait remarquer quelques aspects de cette préparation.

Dieu nous prépare à travers ses « restés-fidèles »

Le temps de la première venue de Jésus était marqué par l’infidélité généralisée ; mais Dieu a toujours préservé des « restés-fidèles » comme c’est le cas de Zacharie et son épouse Elisabeth.

Luc nous dit qu’ils « étaient justes devant Dieu, irréprochables. » Cependant, ils n’avaient pas d’enfants ce qui était un grand fardeau à cette époque là. Mais est-ce que cela les a poussés à se détourner de Dieu, à lui crier dessus et à l’accuser de les avoir abandonnés ? Pas du tout. Ils ont vécu leur foi.

Nous vivons une époque difficile à bien des égards, mais nous sommes à la fois encouragés par ces « restés-fidèles » et appelés à en faire partie.

Dieu nous prépare par la prière

Ce jour là était le jour le plus important de la vie de Zacharie : le jour où il est entré dans le temple pour y offrir de l’encens et prier. A ce moment, l’ange apparaît et dit : tes prières ont été exaucées !
Ce qu’il annonce est au-delà du raisonnable : un enfant pour un couple âgé, et cet enfant sera un prophète rempli du Saint-Esprit ; en un seul geste, Dieu bénit ce couple et bénit le pays d’Israël.

Dieu entend et se souvient de nos prières. Lorsque vous vous sentez découragés de constater que vos arguments ne semblent pas donner de résultats, souvenez-vous de Zacharie et du peuple fidèle à l’extérieur ; ils n’ont jamais cessé de prier et d’attendre une réponse.
De plus, ne cessez jamais d’être émerveillés lorsque Dieu vous répond d’une manière meilleure et plus glorieuse que vous ne l’espériez.

Dieu nous prépare par la prophétie

Les Israélites de cette époque considéraient toujours Élie comme l’un des plus grands héros de leur pays, un homme qui défendait la vérité de Dieu même au milieu de l’injustice et de l’incrédulité.

En ce jour, le jour le plus important de sa vie, Zacharie apprend que le long silence de la prophétie est brisé et que son fils sera ce messager promis par Malachie, ce messager qui préparera un peuple pour le Seigneur et qui effectuera sa mission avec la puissance du Saint-Esprit.
C’est peut-être trop difficile à comprendre et à croire pour Zacharie, alors … il doute. Ce doute n’est pas la réponse parfaite d’un homme juste ; mais, être juste dans cette vie ne signifie pas être toujours parfait ou sans péché.
Ce que Zacharie aurait dû comprendre, c’est que Dieu prépare son peuple par l’intermédiaire des prophètes – y compris par le fils de Zacharie -, et que Dieu accomplit fidèlement ses promesses.
Dieu nous fait savoir à l’avance ce à quoi nous attendre afin que nous puissions remplir nos cœurs d’anticipation, de courage et notre esprit de sagesse.

Dieu a un plan pour vous

Recherchez les « restés-fidèles », persévérez dans la prière et soyez encouragé par les promesses contenues dans la Parole de Dieu en cette période de Noël.

Le numérique au coeur de l’éducation de l’enfance à la grande adolescence / #1 Entre addiction & sociabilité

Un cycle de trois conférences organisées à Bordeaux par l’APEL (Association des parents d’élèves de l’enseignement catholiques) sur le « numérique » de l’enfance à la grande adolescence.

Les thèmes et les dates :

#1 : Entre addiction & sociabilité :
     => 3 décembre 2019 à 20:30

#2 : Entre liberté & contrôle parental :
     => janvier 2020

#3 : Entre amitié & harcèlement :
     => février 2020

 

Première conférence :

Entre addiction & sociabilité
3 décembre 2019 à 20:30
Athénée Municipal à Bordeaux
(entrée gratuite)

La première conférence sera animée par Thomas ROHMER, de l’association OPEN. Cette association, l’Observatoire de la Parentalité & et l’Education Numérique, est une association à but non lucratif qui a pour vocation d’accompagner et responsabiliser la communauté Educative (parents, adultes, enseignants, ..) dans son appréhension des outils numériques.

Vous pouvez vous inscrire à  sur eventbrite : https://bit.ly/2XxvC3o

Le lieu des conférences :

l’Athénée Municipal
Place Saint-Christophy
33000 Bordeaux

Dimanche 24 novembre 2019 – Psaume 46, source du chant « c’est un rempart que notre Dieu » ?

Le Psaume 46 aurait inspiré Martin Luther à écrire son magnifique cantique «C’est un rempart qu’est notre Dieu» en 1521. Lorsqu’il fut appelé à comparaître à Worms pour expliquer ses enseignements, selon l’histoire, il aurait chanté cet hymne lorsqu’il a vu les tours de la chapelle de Worms. Son cœur a dû être troublé, mais il s’est réfugié en Dieu, sa forteresse.

Il est fort probable que ce psaume a été composé au temps du roi Ézéchias, roi de Juda, lorsque plusieurs des villes fortifiées de Juda furent détruites par les armées de Sennachérib (2 Rois 18.13) ou lorsque ce roi a assiégé Jérusalem (2 Rois 18.17). Mais la nuit avant l’attaque de Sennachérib, «l’ange de l’Éternel sortit et frappa 185 000 hommes dans le camp des Assyriens. Quand on se leva le matin, ce n’étaient plus que des cadavres» (2 Rois 19.35).

Ce psaume vient nous montrer de précieuses vérités sur la personne de Dieu, vérités qui nous encouragent particulièrement dans les moments difficiles et de détresse.

Dieu est notre force

Premièrement, ce psaume nous montre aux versets 2-4 que Dieu est notre force. Il est notre refuge, notre protection, notre forteresse qui nous préserve de nos ennemis. Cependant, nous devons comprendre qu’il ne nous gâte pas lorsqu’il nous protège. Son objectif, lorsqu’il le fait, est de nous qualifier et de nous fortifier afin que nous puissions revenir à la vie « de tous les jours » et faire face à nos responsabilités et aux défis à relever.

Quand Ézéchias a entendu les paroles menaçantes des Assyriens, le prophète Ésaïe dit au roi Ézéchias: « Voici ce que dit l’Éternel : Ne te laisse pas effrayer par les paroles que tu as entendues et par lesquelles les serviteurs du roi d’Assyrie m’ont insulté. » (2 Rs 19.6).
Ainsi, le psalmiste, mettant sa confiance en Dieu, a déclaré: « C’est pourquoi nous sommes sans crainte », même si tout s’est avéré être une catastrophe terrible avec des tremblements de terre, des montagnes se jetant à la mer provoquant des raz-de-marée (vv. 3, 4).

Dieu est « toujours présent dans la détresse », c’est-à-dire que les circonstances de la vie peuvent nous être défavorables, mais Dieu ne manquera jamais de nous dispenser de sa faveur, car elle est entièrement liée à son alliance éternelle.

Dieu est notre joie

Deuxièmement, ce psaume nous montre aux versets 5-8 que Dieu est notre joie. L’image d’une rivière qui réjouit la ville de Dieu vient du fait que Jérusalem avait un aqueduc souterrain, construit par le roi Ezéchias, pour l’approvisionnement en eau .

Cependant, le psalmiste savait que la présence de Dieu était bien plus importante pour réjouir les cœurs de son peuple. C’était la présence de Dieu qui ne permettait pas que la ville soit ébranlée (v. 6).
Les paroles « Dieu la secourt dès le point du jour » nous parlent de la grande délivrance que Dieu a faite par son ange, qui a mortellement blessé l’armée assyrienne (2 Rs 19.35-37).

Si nous voulons être protégés par la main divine, nous devons nous inquiéter avant tout de ce que Dieu habite au milieu de nous, car tout espoir de salut dépend uniquement de sa présence. C’est vers lui que nous nous tournerons lorsque les ennemis se lèveront contre nous, car de sa voix puissante il les fera tous taire.

La joie du peuple de Dieu ne réside pas en ses propres moyens, mais en Dieu lui-même. C’est la présence de Dieu en nos vies qui nous apporte la vraie joie. En toutes circonstances, nous pouvons, dans son fleuve de joie, trouver la paix et la force dont nous avons besoin.

Dieu est notre gloire

Troisièmement, ce psaume nous montre aux versets 9-12 que Dieu est notre gloire. Ces versets nous renvoient également à 2 Rs 19.35-37. Le matin venu, les Israélites virent « les actes dévastateurs qu’il a accomplis sur la terre » (v. 9). Il a mis fin à la guerre.

Le verset 11 peut être interprété de deux façons : – soit ce sont les ennemis qui devaient se taire devant Dieu, soit c’est le peuple de Dieu qui devait être silencieux (se reposer, ne pas agir) tout en étant témoin de l’acte surnaturel de Dieu.

Il ressort de tout cela que «L’Éternel, le maître de l’univers, est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une forteresse. » (v.12). Tout comme Dieu a traité son peuple dans le passé, de même, il traite aujourd’hui son église ; Il permet à son église de se trouver dans des situations difficiles pour que sa foi grandisse et qu’il soit glorifié.

Dieu est notre gloire ! Ce ne sont pas nos ressources, notre savoir-faire ou notre intelligence qui nous garantissent la victoire. Il y a un temps pour nous d’obéir à Dieu et d’agir, mais lorsque ce temps n’arrive pas, nous devons rester silencieux, en retrait, confiants dans le pouvoir et la sagesse de Dieu.
Si nous nous consacrons à croire les promesses de Dieu et à nous fier entièrement en son pouvoir, nous serons trop occupés pour intervenir dans les circonstances et nous surcharger de soucis !

 

Lorsque les tribulations vous entourent comme une mer agitée, rappelez-vous que Dieu est très présent pour nous protéger et pour nous fortifier ; qu’il est la joie de son peuple. Dieu nous invite à nous calmer en sa présence en espérant avec confiance son action. Notre gloire est en Dieu, Il nous traite comme ses enfants et non comme le reste des nations.

Dimanche 27 octobre 2019 – Néhémie 5 : la résolution biblique des conflits internes

Tandis qu’au chapitre 4, Néhémie présente un danger venu de l’extérieur, le chapitre 5 présente un problème à l’intérieur même du peuple juif : la famine et la pauvreté qui frappent le peuple sont exploitées par les dirigeants du peuple !

Même si tout le chapitre traite du même sujet, il peut être divisé en deux sections : – les vv 1-13 décrivent le moment où s’est passé cette affaire – et les vv 14-19 sont plutôt une réflexion de Néhémie faite plus tard.

Les faits

Les versets 1 à 5 présentent la plainte du peuple : – les affamés (v.2), – ceux qui avaient donné leurs biens comme gages (v. 3) – et ceux qui ont fait des prêts pour payer les tributs livrant leurs enfants à l’esclavage (vv. 4-5).
Les riches exploitaient les pauvres au mépris de la Loi.

La méthode (biblique) de Néhémie

La façon dont Néhémie a traité cette affaire et la réponse des gens nous montrent des principes bibliques pour la résolution des conflits, notamment dans l’église.

  1. Adresser les plaintes aux autorités compétentes.
    Le peuple s’est adressé à Néhémie.

  2. Les responsables doivent traiter les conflits de manière biblique
    x Néhémie s’est mis en colère « correctement » (v. 6) – c’est la réaction légitime face à l’injustice.
    x Il est néanmoins resté maître de lui-même (v. 7) – la décision prise n’est pas une réaction colérique.
    x Il a confronté les fautifs : – d’abord en privé (v. 7), – et ensuite en assemblée publique (vv. 8-9).
    x Il a donné un exemple personnel de piété en rachetant des juifs captifs (v. 8a), en mettant de côté ses droits de gouverneur pour ne pas alourdir les charges pour le peuple (vv. 14-15) et sans profiter de sa position pour s’enrichir (v. 16a). 
    x Il craignait Dieu et se souciait de ne pas blesser les gens (vv. 15b, 18b).
    x Il était engagé au travail avec le peuple, généreux et prêt à partager (v. 16) et il a travaillé pour l’approbation de Dieu (voir sa prière au verset 19)
    x Il a responsabilisé les gens par le moyen d’un serment devant les sacrificateurs (v. 12b) et par le geste de secouer ses tenues comme image pour évoquer les conséquences sur ceux qui ne tiennent la parole engagée (v. 13a).
  3. Les gens doivent être disposés à se soumettre à Dieu, à sa parole et aux responsables fidèles à l’instar de Néhémie.
    Confrontés à leur fautes (v. 9) les fautifs ont accepté de régler le problème (v. 12a) et ont loué Dieu (v. 13b).

Nous devons nous engager à résoudre les conflits de façon biblique. Les trois parties de cet épisode (plaintifs, fautifs et responsables) nous montrent comment agir.

Dimanche 20 octobre 2019 – Néhémie 4 : la vie chrétienne est aussi confrontée à de l’opposition

L’histoire de Néhémie montre que chaque fois que vous essayez d’accomplir quelque chose d’important pour le Seigneur, vous ferez face à une vive opposition. Les chapitres 4 à 6 nous montrent certains des problèmes à résoudre, des problèmes rencontrés lors de la reconstruction du mur.
Aux chapitres 3 à 6, nous voyons qu’il y a un cycle d’avancée et de recul.

La vie chrétienne est un conflit

Ce cycle montre que la vie chrétienne est un conflit. Il y aura toujours de l’opposition. L’ennemi va essayer de vous distraire ou même essayer de vous faire abandonner complètement.
Même si Dieu souhaitait que le mur soit reconstruit, il n’a pas enlevé l’opposition. Même si la volonté de Dieu pour vous est que vous deveniez fort dans la foi et que vous travailliez pour faire avancer son royaume, Dieu ne supprime pas l’opposition.
Si vous répondez correctement, l’opposition vous conduira à une plus grande dépendance à l’égard du Seigneur et à une plus grande détermination à faire ce qu’il vous a appelé à faire. Si vous cédez à l’opposition, vous quitterez la course avec découragement ou vous vous installerez dans une existence chrétienne médiocre.

Les manifestations de l’opposition

Voici comment l’opposition s’est manifestée contre le peuple au chapitre 4 :

  • la colère des autres contre vous (4. 1, 7),
  • la moquerie et le sarcasme (4.2),
  • les menaces et intimidation (4.8, 11),
  • le découragement et l’épuisement (4.10),
  • le négativisme (4.12),
  • la peur (4.14). 

Ce sont quelques-unes des tactiques que Satan utilise pour s’opposer à l’œuvre de Dieu, à la fois dans les projets que les gens entreprennent pour faire avancer le travail du Seigneur et dans les cœurs de ceux qui veulent avancer spirituellement.

Comment réagir à une telle opposition ?

Chaque fois que vous rencontrez une opposition, vous avez plusieurs options :

  • vous pouvez vous échapper,
  • vous pouvez essayer de l’éviter ou de la contourner,
  • vous pouvez essayer de trouver un compromis,
  • ou, vous pouvez l’affronter.

La dernière approche (la confrontation) est généralement le seul moyen biblique.

L’approche de Néhémie peut être décomposée en quatre aspects :

  • ils élèvent la voix dans la prière (4.4, 9);
  • ils ont mis leur coeur dans le travail (4.6);
  • ils gardaient les yeux sur l’ennemi;
  • et, ils ont gardé leurs pensées concentrées sur le Seigneur dans la foi (4.14).

Si vous connaissez Christ et essayez d’accomplir quelque chose pour lui, vous ferez face à de l’opposition, surtout si vous êtes un leader. Répondez comme le faisait Néhémie, en priant, en continuant votre travail, en faisant preuve de vigilance contre l’ennemi et en vous concentrant sur le grand et impressionnant Dieu que nous servons.

Dimanche 13 octobre 2019 – Néhémie 3 : la stratégie de Néhémie pour la reconstruction

Néhémie 3 parle de la stratégie utilisée pour la reconstruction du mur de Jérusalem. Ce chapitre est marqué par des expressions telles que « à côté de lui » et « après lui ». Dieu a utilisé des personnes de différentes professions et de différentes origines géographiques ou sociales. Tous devaient travailler ensemble.

Nous y voyons des familles, des gens venant de différentes villes, des gens de différentes professions (orfèvres, parfumeurs, marchands, …), des vocations différentes (prêtres, lévites, serviteurs du temple, …), des dirigeants de districts. Un homme a même mobilisé aussi ses filles …

Face à cette longue liste de noms et de lieux, nous sommes tentés de sauter ces pages, mais nous y voyons quatre principes de la réussite de Néhémie.

La coordination

Néhémie nous enseigne quelques attitudes fondamentales pour adopter ce principe de coordination.

  • Ne pas se conformer au chaos.
    Beaucoup ont vu la désolation de la ville, mais seul Néhémie l’a reconstruite.
  • Mettre les bonnes personnes au bon endroit.
    Néhémie savait où chaque personne devrait être, où travailler et quoi faire ; ainsi chacun savait ce qu’on attendait de lui.
  • Travailler en harmonie avec les autres.
    Les expressions «à côté de lui» et «après lui» montrent qu’ils ont travaillé dans le même but et développé des relations.
  • Profiter ce qui peut faciliter.
    Néhémie a optimisé les ressources humaines en les mettant à travailler où ils produiraient le mieux.

La coopération

Néhémie, en tant que bon gestionnaire, connaissait bien l’art de motiver et de mobiliser les gens. Il nous enseigne quelques attitudes fondamentales pour adopter ce principe de coopération.

  • Ne pas laisser quiconque de côté.
    Des gens de différents endroits et professions ont travaillé ensemble. Néhémie a vu leur potentiel et les a encouragé.
  • Donner l’exemple.
    Les hommes de haut niveau ont fait des travaux de force, simples mais vitaux. Privilège et responsabilité vont de pair.
  • Impliquer ceux qui normalement seraient laissés dehors.
    On a la participations de femmes et de gens d’autres villes.
  • Ne pas attendre l’unanimité.
    Néhémie n’a pas permis que le refus de quelques personnes lui enlever l’enthousiasme et l’optimisme.

La valorisation des personnes.

Néhémie nous enseigne quelques principes importants pour valoriser les autres personnes.

  • Traiter les gens par leur nom.
    Néhémie connaissait le nom de ses collègues, ce qu’ils devaient faire et où ils devaient travailler. Néhémie les a traités comme des personnes et non pas comme des objets.
  • Essayer toujours de motiver les autres.
    Néhémie a recherché l’intérêt des travailleurs : travail proportionnel, travail avec la famille, travail près de la maison. Tout cela encourageait les travailleurs.
  • Amener les gens à surmonter les obstacles.
    Les habitants de Técoa ont surmonté le refus de leurs leaders et ont participé à la reconstruction du mur.
  • Apprendre à apprécier les grandes choses grandes … et les petites.
    Néhémie mentionne ceux qui ont fait beaucoup et ceux qui ont fait moins.

La communication

Deux choses de l’attitude de Néhémie attirent notre attention :

  • Donner des instructions claires.
    Chaque personne, famille ou groupe savait exactement quoi faire et où le faire.
  • Déléguer l’autorité à d’autres.
    Chaque personne était capable d’assumer sa responsabilité dans sa partie du mur et il y avait des chefs de section.

 

En conclusion, on peut dire que le succès global a été attesté par le succès de chacun. Chacun a fini ce qu’il a commencé.
Ils étaient tous volontaires et en 52 jours, les murs ont été érigés (Néhémie 6.15). La ville a cessé d’être une honte et ce qui semblait impossible est devenu réalité lorsque tout le monde s’est uni pour faire le travail. La matière première de l’Église est la foi et le travail. Quand le peuple de Dieu croit et travaille, l’impossible peut se faire.